Marc CARO, le comparse d'un certain nombre de films succès du box office de Jean-Pierre JEUNET, signe avec DANTE 01 un film digne des superprod "Hollywood". L'image et la réalisation sont soignées, les effets spéciaux exemplaires.
Sur une station pénitentiaire DANTE 01, dont le seul horizon est une planête hostile nommée DANTE (ou l'enfer) ; à son bord, trois scientifiques, deux membres de sécurité, mais surtout 6 détenus, psychopathes des plus dangeureux et qui sont là surtout pour servir de cobaye pour des expériences en nanotechnologie.
L'arrivée d'un mystérieux prisonnier muet, bientôt nommé Saint-Georges en référence au tatouage sur son épaule représentant le saint qui terrassa un dragon, doué de dons de guérison inexplicables, va remettre en question l'autorité de César, dangereux psychopathe manipulateur.
Le propos est métaphysique, et c'est sans doute le film le plus personnel de Marc CARO. On saluera la présence de ses acteurs fétiches (et aussi ceux de Jeunet) - un certain Dominique PINON (dans le rôle de César), François HADJI-LAZARO entre autres, aux côtés d'un Lambert WILSON rasé et tout en muscles.



On ne peut pas s'empêcher de penser à l'atmosphère de Alien résurrection, si bien mise en scène par Jean-Pierre JEUNET.
Marc CARO a voulu se frotter au pur SF, il aurait pu réussir aussi bien que son camarade, mais il lui a manqué une vraie inspiration. C'est très dommage, tous les ingrédients réunis auraient permis de faire LE film SF français de référence. Or le visuel ne fait pas tout, même si la séquence de la fin vous cloue litteralement sur votre siège et vaut le déplacement.