Peu de temps après "
The Spirit", Zack Snyder nous propose cette autre adaptation de comicsbook. Définitivement, le signe particulier de l'uvre de Snyder est l'aspect sombre, violent et quelque peu "sexe" des ses héros.
L'histoire : l'action prend place dans une Amérique alternative
de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de
l'Apocalypse -symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union
Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l'un de
ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un
peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace
de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent.
Alors qu'il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un
groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l'un d'entre-eux
possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot
inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura
des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de
protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?
Et c'est la question qu'on se pose. Un peu à l'instar de Sin city (le coté graphique en moins) le film est mené dans la veine du film noir des années 50 (Rorschach contant son enquête en voix off). Plus sombre et plus grave, ce comicsmovie est plus adulte (oui enfin bon...) et mène la réflexion sur la raison d'être des "héros", quel est leur vrai combat, leur rôle, leur légitimité (questionnement qui ménera à la dépression et à la mort "l
e comédien" - alias l'excellent
Jeffrey Dean Morgan vu dans PS : I love you).
Dans cet univers volontairement kitsch, où ces anciens héros ont laissé leurs costumes au placard, des révélations éclairent sur leurs vraies personnalités mais dans un discours plus manichéen on en vient au thème du surhomme, voire de divinité, au travers du personnage de Jon Osterman (alias Dr Manhattan) qui délaisse son humanité au profit de l'intérêt général jusqu'au sacrifice de son amour pour sa jeune compagne, Laurie (alias le spectre soyeux II). Dr Manhattan n'est pas sans rappeler "l'empereur-Dieu de Dune". Sans vous en dire d'avantage, la morale de l'histoire peut-elle vraiment être
tous les moyens sont bons si on peut parvenir au bien général notamment en sacrifiant sciemment des vies ?
Bref, le film aborde tellement de thèmes qu'il faut plutôt aller le voir, se poser, et réfléchir tout en bénéficiant de 2 h 30 d'effets spéciaux spectaculaires.
La mention très spéciale se fera à la cantonade car tous sont hors normes et touchants et entre autres la ravissante Carla Gugino, inattendue et ridée pour son personnage.....
Arrêt sur image....








Allez, Watchmen est encore à l'affiche, laissez vous tenter ... (et n'est pas à mettre devant tous les yeux).
Bz